Afrique Rurale-Réalisation des projets retenus

Afrique Rurale-Réalisation des projets retenus

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LA SITUATION DU MONDE RURAL EN AFRIQUE NOIRE.

La perception actuelle du monde rural Africain, met en premier plan l’énorme potentiel en agriculture, élevage et pêche, mines, bois, avec des paysans travailleurs, facile à former et en face, la pauvreté. La majorité de la population rurale vit en dessous du seuil de pauvreté. L’insécurité alimentaire fait partie de leur quotidien et ce, à cause du niveau de leur revenu nettement inférieur à la moyenne nationale.

Cette situation est aggravée par l’insuffisance de bonne gouvernance car les services à la base sont éloignés et le niveau du personnel de terrain insuffisant.  L’économie rurale est fermée et faiblement intégrée dans l’économie mondiale. La transformation des produits agricoles reste embryonnaire.

Le système rural est fragmenté et peu organisé. Les liens essentiels entre la production, la transformation et la commercialisation sont flous. Les agriculteurs et leurs associations n’ont presque pas la possibilité d’accéder aux informations techniques, commerciales et managériales.

La logistique est faible en matière d’intrants, d’appui conseil et d’approvisionnement. En amont, les points de vente des facteurs de production et l’accès au capital aussi bien financier que foncier font défaut. En aval les infrastructures de stockage, de conditionnement, de transformation, de marchés manquent.

La permanence de deux types d’économies, avec d‘une part, l’agriculture de subsistance difficilement ouverte aux innovations et n’intégrant pas suffisamment l’économie de marché, rend difficile la production de cultures viables, commercialement capables de générer des revenus pour améliorer les conditions de vie.

Cette situation est à l’origine de l’importation des produits alimentaires de base comme le riz. En effet, le riz constituant l’aliment de base, les paysans adoptent un comportement prudentiel rationnel et préfèrent le produire eux-mêmes plutôt que d’avoir à l’acheter à un prix aléatoire. En conséquence l’orientation de l’agriculture vers l’autosubsistance persiste avec une faible connexion au marché et des niveaux de productivité très faible.

D‘autre part, l’économie vivrière marchande émergente aux alentours des grandes agglomérations et des sites touristiques, alimente les besoins du marché notamment les grandes surfaces et les grands restaurants. Elle commence à être sollicitée par l’exportation cas de la banane, du haricot vert, et des épices (piments, oignons, gingembre). En expansion, cette économie marchande est à l’origine de la diversification de la production et du développement des initiatives, en répondant aux problèmes fonciers par une gestion intensive de l’espace rural. Elle préfigure les transformations à venir de l’ensemble des campagnes.

L’objectif de ce programme, est d’établir et de mettre en œuvre un modèle de développement communautaire approprié avec les groupements villageois comme  acteurs clés.

Son but final est de renforcer les capacités des ressources humaines des associations de base, et des structures techniques locales impliquées et, d’établir un modèle de développement d’activités communautaires autonomes et durables.

Le modèle de développement communautaire qui sera ainsi établi sera un exemple à diffuser autour des autres activités en milieu rural.

Localisation

Les projets seront réalisés dans les Pays suivant:

Mali, Tchad, Burundi, Sénégal, Cameroun, Centrafrique, Congo Brazzaville, Burkina Faso

Durée du Programme.

La durée dépendra des moyens financiers à notre disposition

Les orientations du Programme

  • Renforcement des fonctions de l’ORDES en tant que base des activités communautaires
  • Renforcement des fonctions des associations à la base
  • Etablissement d’un cadre d’appui au développement communautaire
  • Mise en œuvre des activités communautaires avec l’application efficace du système de production
  • Mobilisation effective des ressources locales
  • Mobilisation des ressources humaines (organisation)
  • Systems de production durable
  • Valorisation pertinente des fonds de développement
  • Correction de l’iniquité et de la répartition des bénéfices
  • Méthode de développement communautaire, guide et manuel pour l’application de cette méthode
  • Compilation des acquis à tous les niveaux du cycle des projets
  • Élaboration des supports de développement communautaire:
  • Guide
  • Mesure de promotion et de diffusion des résultats obtenus
  • Vulgarisation à plus grande échelle pendant l’exécution des projets
  • Susciter l’appropriation des villageois pour assurer la continuité des activités
  • Publicité des projets et de ses méthodologies
  • Partenariat avec les structures locales et d’autres intervenants concernées
  • Contribution aux politiques et stratégie dans le domaine du développement rural.

L’ORDES a pour ambition, d’aider les populations rurales pauvres à améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, à accroître leurs revenus et à renforcer leur résilience.

Nous défendons également la cause des femmes et des hommes ruraux pauvres. Grâce à nos orientations multilatérales, l’ORDES constitue une plateforme solide, où débattre de questions de politique rurale et mieux faire comprendre combien il est important d’investir en faveur de l’agriculture et du développement rural pour réduire la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire à l’échelle mondiale

Les petits agriculteurs et autres populations rurales sont les premiers à ressentir les effets du changement climatique. L’élévation du niveau des mers et l’intensité accrue des sécheresses, des tempêtes et des inondations exercent une pression croissante sur les écosystèmes dont dépendent les populations rurales.

L’ORDES encourage une croissance agricole qui enrichisse ces écosystèmes Plutôt que les appauvrir, et aide les petits agriculteurs à renforcer leur résilience aux multiples effets du changement climatique.