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La création de l’ORDES a été motivée par le souci de favoriser le retour des cadres étrangers dans leurs pays, où les compétences scientifiques et techniques font cruellement défaut au développement de leur communauté d’origine.

Ses activités se concentrent autour d’un objectif principal : favoriser le retour au pays des étudiants africains en Europe voir en occident, tout en les aidant à initier sur place leurs propres projets locaux de développement socio-économique.

Le programme d’accompagnement comporte des aides financières concrètes au retour (transport, organisation technique) ainsi que le financement d’une année d’étude de diagnostic sur place visant à définir les obstacles au développement et à fournir dans chaque cas un projet concret à l’issue de cette année de recherche.

Ces projets ont tous comme point commun. la lutte contre la pauvreté et la promotion d’un développement endogène tenant compte des préoccupations des couches sociales les plus défavorisées, en particulier des groupements de femmes, des associations de développement rural, et des jeunes.

Les populations locales sont par conséquent fortement impliquées et sont prêtes à s’engager pour la réalisation de ces projets, leur apport variant suivant les cas : dons en nature (terrains, matériaux de construction), participation diverses Comme par exemple hébergement, travail bénévole, etc.

Buts

Favoriser, soutenir et organiser le retour au pays d’origine des étudiants diplômés et des cadres formés en Europe en les aidant à réaliser un projet de développement dans leur communauté d’origine

Assister les associations locales dans l’élaboration de leurs programmes de développement socio-économique

Assurer l’intégrité de l’initiative locale

Collecter les fonds nécessaires à la réalisation de ces projets

Effectuer régulièrement un suivi-évaluation sur le terrain

Organiser des actions ponctuelles de sensibilisation, de promotion et d’échanges interculturels

Participer aux réseaux de ceux qui luttent pour le développement de leur région et l’aboutissement de leurs projets

Relever leur niveau d’instruction et de connaissances par l’acquisition de compétences nouvelles, élargir leur niveau de solidarité à travers des réseaux nationaux, régionaux et internationaux. Soutenir les réseaux mixtes (hommes-femmes) qui appuient la politique de genre

Comme démarche, l’ORDES accompagne les partenaires à travers les analyses partagées.

Poser le diagnostic sur la situation de la femme en Afrique
Renforcer les compétences des partenaires en genre
Appuyer les consortiums de partenaires ayant le volet « femmes africaines et développement » dans leur programme d’activité

Résultats attendus

La capitalisation de la méthodologie et des outils introduits par l’observatoire
La sauvegarde et l’accroissement des revenus des populations
La création d’emplois par les coopératives du développement villageois eux-mêmes
L’augmentation des petites entreprises créées par les Paysans
la mise en place d’une banque de données sur les projets et les activités économiques et financières prometteuses
L’amélioration du fonctionnement et des capacités de gestion des organisations paysannes en Afrique
Appui à la coopération et à l’intégration économique des organisations prometteuses

L’objectif général

L’objectif général de cette composante vise l’appui à la consolidation des alliances et des solidarités par la coopération et l’intégration économique des organisations prometteuses.

Les objectifs spécifiques

Mener une étude de marché dans les régions de la zone d’intervention de l’ORDES, afin de déterminer les programmes susceptibles d’être échangés entre les organisations

organiser un séminaire régional par pôle, afin de valider les résultats des études de marché (avec 20 participants par séminaire) et mettre en place une coordination régionale composée de 12 personnes membres de la coordination nationale

aider à mettre en place quatre coordinations nationales

organiser quatre visites d’échanges entre les organisations, dans les quatre Pays concernés

organiser une session de formation pour la coordination régionale, dans le domaine de la législation relative aux échanges de programmes

organiser une session de formation pour chaque coordination nationale, dans le domaine de la législation nationale sur les échanges (exportation et importation) de produits

appuyer la mise en vigueur des coordinations

Groupes-cibles

les organisations des femmes noires
les organisations artisanales
les associations rurales prometteuses
Les associations des jeunes diplômées sans emploi

Les organisations dans les pôles d’intervention sont d’ores et déjà en cours d’identification.

Méthode de travail

Le consultant présentait l’étude aux participants. Les débats s’engageaient autour de celle-ci pour dégager les axes de réflexion qui seront approfondis. Les travaux des séminaires arrivaient à sélectionner les programmes à échanger en priorité entre les organisations, à discuter du mode d’échanges (troc, sous forme monétaire) ou du mode de fonctionnement etc.

Ils ont abouti à la mise en place d’un comité régional composé d’au moins une douzaine de membres, à qui des mandats précis ont été confiés pour la mise en œuvre du projet d’échanges. Ce comité est appuyé par l’observatoire.

Le comité de coordination régionale

Le comité avait dans un premier temps un rôle de coordination de deux pôles : élaborer les règles de fonctionnement et confier des tâches précises à ses membres. Définir, avec les comités nationaux, la politique à mener et le possible recherche de financement. Appuyer les comités nationaux dans leur négociation avec les autorités relatives aux facilités d’importation et d’exportation et coordonner les ateliers de formation avec l’O.R.D.E.S

Dans tous les cas, la description des rôles et des tâches ainsi que leur mode de fonctionnement, ont été précisés au cours des travaux du séminaire régional. Le projet appuiera donc les comités nationaux dans leur fonctionnement.

Les activités/Etude de marché

Avant le démarrage effectif des échanges, il est important de savoir que les organisations connaissent la situation du marché en Afrique. Il s’agit d’identifier les programmes qui peuvent être échangés d’un Pays à un autre, ainsi que la faisabilité de ces échanges (comme la législation par exemple). Pour cela, une étude de marché s’impose. Celle-ci sera réalisée sur les deux pôles.

ORDES a élaboré les termes de référence de l’étude qui a été réalisée par un spécialiste dans le domaine de la législation en vigueur en matière d’intégration et de création d’activités lucratives, avec la participation des cadres de l’observatoire et/ou confié à un cabinet privé

Une fois que le consultant aura été sélectionné, il organisera une séance de travail dans un Pays, pour rediscuter les termes de référence et organiser la consultation sur le terrain.

Le consultant mènera l’étude auprès des organisations rurales créatrices d’activités, des sociétés de commercialisation, ainsi que des services et organismes qui ont des rapports avec la commercialisation (douanes, société de transit, impôt, commerce extérieur, chambre de commerce, etc.). A l’issue de l’étude de terrain, une restitution sera faite à l’ORDES avant l’élaboration du rapport final. L’étude durera 85 jours, y compris la préparation et la rédaction du rapport final.

Séminaire régional

Un séminaire régional sera organisé au profit des organisations africaines de la zone d’intervention de l’ORDES

Les séminaires nationaux

Les séminaires nationaux seront organisés dans une ville des régions retenues, pour la restitution des travaux du séminaire régional. Les participants seront des responsables des organisations au nombre de 20 par Pays.

Les séminaires nationaux seront organisés avec l’appui du comité régional et l’ORDES, et avec la participation du consultant ayant réalisé l’étude régionale. Ils auront lieu dans une ville, choisie par les organisations.

Les conclusions des travaux du séminaire seront exposées aux participants, et après débats, des axes de réflexion seront retenus et approfondis. Les travaux de chaque séminaire devraient pouvoir déterminer les tâches à exécuter au niveau national. Ils devraient aussi permettre de mettre en place un comité de coordination au niveau national. Le comité coordonnera les activités du projet au niveau national (détermination des quotas par organisation à exporter, appui à la recherche de financement, etc.). Il sera le répondant direct du comité régional. Par souci d’économie, les comités nationaux utiliseront les secrétariats d’une organisation qui a son siège dans la ville choisie au préalable.

Les échanges entre leaders

Il s’agit de permettre aux organisations de se rencontrer, afin de se rendre compte des possibilités des unes et des autres. Ces visites seront guidées par l’ORDES. Des réunions entre organisateurs seront organisées et pourraient aboutir si possible à des signatures de contrats ou des intentions.

Formation des membres des comités de coordination

Cette formation se déroulera sous forme d’atelier regroupant les membres de différents comités régionaux. Elle portera sur la législation et les conditions d’intégration des étrangers entre Pays. Des spécialistes dans ce domaine apporteront des informations sur la législation douanière, les normes d’exportation, les systèmes d’information sur les marchés etc. Au cours de ce même atelier, des informations sur les possibilités de financement par les institutions suisses ou étrangères pourront être livrées.

A l’issue de ces ateliers, les comités devront bénéficier des documents de référence du pays, ou au niveau sous-régional, de leur programme. L’atelier sur le commerce des produits africains en Europe doit permettre d’informer le comité de toute la législation en matière de commerce extérieur (douanière, impôts, normes, etc.)

Appui aux comités régionaux et nationaux

Le comité régional identifiera une personne ressource (consultant) qui l’appuiera selon ses besoins. Elle devra avoir un profil d’économiste, mais spécialisé en commerce ou avoir une expérience dans ce domaine.

Dans les frais de fonctionnement seront prévus notamment les frais des réunions, missions, consultations, etc. Les mêmes frais de fonctionnement seront aussi prévus (missions, réunions, etc.) pour les comités